Concert du 2 août 2026

Anne FOULARD (Orgue), Veronica ONETTO (Soprano)

 


ANNE FOULARD, orgue

Après des études de piano, d'analyse et d'écriture, Anne Foulard s'est perfectionnée en direction de chœurs, chant, clavecin et orgue.

Ces compétences éclectiques lui permettent de participer à des productions variées (direction d'ensembles, musique de chambre, accompagnement de chanteurs et de chorales) au gré des rencontres et des projets, dans un faisceau de répertoires et d'esthétiques très vaste (du chant médiéval sur facsimilé à la création contemporaine).

Titulaire du Certificat d'Aptitude à l'enseignement de la Formation Musicale, elle enseigne actuellement cette discipline au conservatoire de Beauvais.


VERONICA ONETTO, soprano

Verónica Onetto réalise des études de musique en Argentine, son pays natal. Boursière du Fonds National des Arts de Buenos Aires, elle se rend en France et intègre le CNSMD de Lyon, où elle se spécialise dans les répertoires anciens.

Elle est lauréate des Concours Internationaux de Musique Baroque de Yamanashi, Bruges et Brantome.

Elle se consacre aux répertoires de chambre allant de la Renaissance à nos jours, se produit en tant que soliste au sein de nombreux ensembles et intègre des productions scéniques et des créations pluridisciplinaires, en France comme à l’étranger.


PROGRAMME

Sirènes dans le ciel
Musique sacrée dans l’Italie du XVIIe siècle


Michelangelo ROSSI (1602 - 1656)
Toccata settima

Barbara STROZZI (1619 - 1677)
Mater Anna
O Maria

Girolamo FRESCOBALDI (1583 - 1643)
Partita sopra l’aria di folia

Isabella LEONARDA (1620 - 1704)
O flammae

Girolamo FRESCOBALDI Toccata cromaticha per l'Elevazione

Barbara STROZZI Salve Regina

Textes d’HADEWIJCH d’ANVERS…

 


« Notre vie est composée, comme l’harmonie du monde, de choses contraires... » (Montaigne)

Réconciliation des contraires.
Dans l’Italie du XVIIe siècle, compositeurs et poètes recourent à des procédés semblables pour exprimer l’amour terrestre et l’amour divin.
La représentation des passions humaines trouve son reflet dans celle du Cosmos.
Il est étonnant de constater les similitudes entre la musique d’Isabella Leonarda (1620-1704), religieuse, professeure de musique ayant passé toute sa vie au Collegio Di Orsola dans le Piémont, et Barbara Strozzi (1619- 1677), fille illégitime de Giulio Strozzi, évoluant à Venise dans un milieu de cour fort érudit.
Toutes deux font preuve d’audace et d’originalité dans leurs recherches rhétoriques, harmoniques et rythmiques.
À l’apogée d’un courant esthétique qui multiplie figures paradoxales et métaphores, leur musique, empreinte de sensualité, dépeint des extases mystiques qui s’inscrivent dans la lignée d’Hadewijch d’Anvers ou Thérèse d’Avila.